261Indieradio : Big up à la webradio des artistes indé !

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Avec cette webradio à laquelle je suis abonnée depuis août dernier, mes heures de boulot passent plus vite et mon univers musical ne cesse de s’élargir.

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261Indieradio, c’est une petite webradio marginale qui met en avant la culture indie/indépendante de Madagascar et… d’ailleurs. À en croire sa page Facebook, cette plateforme aurait déjà existé depuis 2014. Néanmoins, ce n’est qu’au courant du mois d’août dernier que nos destins se sont croisés, et quelle belle rencontre ! C’est clair, la programmation de 261Indieradio sort des sentiers battus, avec des artistes engagés comme Mota, Imiangaly, Menalotsa, El-Doudh, Doubl’enn, Jah Roots Malagasy Vibration, UXT, Ben J, Naday, MSD et bien d’autres perles de la scène alternative, à défaut d’être populaire, malgache.  Des noms plus « old » apportent leur pierre à l’édifice, à l’instar de Vahombey, Ifanihy ou encore Tselonina. Dans son esprit « open », 261Indieradio m’a permis de redécouvrir quelques artistes étrangers comme Georges Brassens ou Carven Stone, et j’ai bien hâte d’en entendre plus !

Big up !

Haridio

 

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Takelaka Tsara Soratra : 150 raisons d’aimer la littérature malgache

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Après avoir feuilleté en exclusivité la première édition de la revue Takelaka Tsara Soratra, mon verdict est sans appel : c’est un coup de maître ! Dans ses 150 pages nourris par les œuvres originales des auteurs participants, j’ai trouvé 150 raisons d’aimer la littérature malgache.

Ce bouquet littéraire disponible ici, et bientôt dans les bacs des libraires malgaches, ne m’a pas que distrait durant mes pauses au boulot, dans les embouteillages, le soir confortablement installé dans mon nouveau lit piqué chez les menuisiers ambulants d’Ampasapito, mais a adroitement ravivé mon amour pour la littérature et la langue malgache.

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En bref, Takelaka Tsara Soratra, c’est une revue littéraire avec une belle première édition qui m’a permis de découvrir les œuvres de Na Hassi, Andrianetrazafy Hemerson, Riambola Mitia, Avelo-Nidor, Dédé Sorajavona, Nalisoa Ravalitera, Barry Sirjon et un certain Iriana Mpisorona (oui, il est partout.). En tout, 28 auteurs au compteur, dont des écrivains, des dramaturges, des poètes et même des slameurs !

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Un coup de maître, disais-je plus haut, car en plus de réunir toutes les générations d’auteurs, Takelaka Tsara Soratra expose également une large gamme de catégories d’écriture : poèmes, nouvelles, pièces théâtrales, article de blog, proses, etc. Les photos de Rija Solo et de Sophie Bazin enjolivent le bouquet qui sera présenté physiquement sous format format A5. J’ai pris à peu près une semaine pour parcourir à mon rythme les 150 pages de la version bêta de la revue, sur mon Smartphone, et n’attend qu’à recevoir une version physique pour m’y recoller, volontiers. Affaire à suivre

Le petit scoop : le prix de vente de la version physique de l’édition 001 de la revue Takelaka Tsara Soratra est de 10 000 Ar.

Haridio – Buskers Magazine

Vie d’artiste : L’égo, un poison qui a son remède

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L’égo. Tout artiste en a, et pas que peu, surtout dans ce « cercle d’élus » regroupant quelques musiciens, poètes, peintres, danseurs, etc., amateurs ou professionnels. Si certains marginaux parviennent tant bien que mal à calmer leur ardeur pour rester humble, après un ou deux verres, d’autres ne se gênent pas, ou si, d’exposer leur « égo surdimensionné », bien différent de ce que l’on qualifierait d’« estime de soi ». Parlons-en en toute modestie.

Ego et estime de soi, ce n’est pas pareil

Pour faire simple, égo rime avec « paraître ». En gros, c’est cette image que l’on tient à tout prix à renvoyer aux autres. En conséquence, si cette image est exposée à des menaces, souvent des critiques, l’égo se relâche dans un premier temps pour nous protéger, puis pour contre-attaquer.

L’estime de soi quant à elle se base sur l’être. Cette disposition est avant tout inconditionnelle. Peu importe la situation, l’artiste ayant une bonne estime de soi, connait ses qualités et ses valeurs, tout comme ses défauts. Il garde l’esprit ouvert, admet ses imperfections et y remédie si nécessaire.

En pratique, l’artiste avec une faible estime de soi, après avoir connu un certain succès, n’hésitera pas à exposer sa fierté et à se comparer à ses compères. Ce mec-là ressent le besoin implacable de faire savoir à tout le monde qu’il est important. Or, son estime personnelle est faible, le menant à se dévaloriser sans cesse. Il compense habituellement ce manque en travaillant dur, dans le but de prouver aux autres, et à lui-même, sa valeur.

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Au premier abord, ses efforts sont respectables. Reste que son estime personnelle demeure fragile. Et comme le dit le dicton « chassez le naturel, il revient au galop », à la vue de la moindre imperfection dans son entourage, sa susceptibilité refera surface, puisque cette dite anomalie peut refléter la sienne. Pour lui, chaque moment difficile sera synonyme d’humiliation.

Calmons notre égo et travaillons notre charisme en prenant source dans notre estime de soi

C’est vrai, quand on possède un égo grand comme une montagne, on impose ! Néanmoins, ce n’est pas là le charisme qui marquera les esprits. Certes, il existe des artistes qui basent leur charisme sur l’égo pour impressionner, quelques-uns réussissent bien, mais cette prédisposition n’est pas sans risque, pouvant à la fois nuire à nos relations tout comme à notre santé mentale.

Nombreux étaient les chanteurs talentueux au charisme envoûtant, mais qui dans leur vie privée vivaient ou faisaient vivre l’enfer à leur entourage à cause de leur égo démesuré. Ceux-là, on évitera de citer des noms, n’ont pas vraiment connu une fin heureuse, selon les statistiques : suicide, overdose, assassinat, etc. Pour dire que si « on n’en a rien à foutre » de notre environnement, nous commençons déjà à creuser notre propre tombe.

**** Comment reconnaître un charisme basé sur l’égo ? C’est facile, l’artiste se montre agressif face à la moindre menace.

Le véritable charisme, celui que l’on retiendra de l’artiste des décennies durant, s’enracine dans l’estime de soi. Celui qui travaille cette qualité met un point d’honneur à établir un rapport gagnant-gagnant avec son entourage. Il exprime ses besoins, tout en considérant ceux de ses compères. Il accepte les critiques tout en émettant avec tact les siens. En instaurant une relation de confiance avec les autres, on élargit nos horizons, on apprend beaucoup plus et on devient le maître du monde (à prendre au second degré).

Si on a une bonne estime de soi, on n’a plus à faire nos preuves. On s’épanouit au contact de notre entourage et on devient naturellement charismatique. Bref, on devient une source d’inspiration pour les autres. Namaste !

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Matchbox D : Sur la trace des médiums photographiques

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Mahefa Dimbiniaina Randrianarivelo, alias « Matchbox D. »,  fait partie des chevaliers de la boîte de photographie professionnelle Krea Kart. C’est avant tout un passionné de musique et d’histoires ! A travers la photographie conceptuelle et le portrait créatif, il illustre les sentiments et les idées au diapason avec l’atmosphère des pistes de sa liste de lecture du moment.

Bien qu’il se soit spécialisé, le crack garde l’esprit (et l’œil) ouvert, car oui, le monde de la photographie est bien vaste… Ses clichés, s’ils ne racontent pas l’histoire (vraie ou pas) de ses protagonistes, retranscrivent ses expériences humaines, parfois très personnelles. Vous y verrez la tristesse, la solitude, l’abandon voire la dépression, des images parfois bouleversantes, mais toujours traitées avec finesse.

Douleur d’une perte ou célébration d’un souvenir, Matchbox D. offre à l’observateur le luxe d’interpréter ses photos comme bon lui semble. Le photographe n’impose pas sa vision des choses. On vit dans un monde libre !

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Comment devenir un « mpanazary » ?

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L’être de tous les temps

On commence à en douter, lorsque les gens (les Malgaches) répètent que Madagascar est un pays particulièrement riche et que les Malgaches sont un peuple sage. À titre de fondement, on énonce souvent les richesses minières, écologiques, culturelles ou la grandeur des ancêtres, ainsi qu’une panoplie de règles de conduite naturellement acquises par eux : le fihavanana, le tsiny, le tody, le lahatra… Actuellement, tout cela est à remettre en question, vu que les ressources minières, dont on est si fier, sont presque épuisées et ne risquent pas de se renouveler. Les bois précieux coupés à tort, exploités d’une manière illicitement admise par des voix hypocrites, gagnent de l’ampleur. Les normes sociales auxquelles se référaient les Malgaches auparavant demeurent des réflexions théoriques et des propos idéaux, esclaves d’enjeux politiques ou d’une personnalité quelconque en quête de pouvoir, ou d’une moindre position surélevée vis-à-vis de la populace. Le fihavanana est prôné partout et dans n’importe quelle situation, alors que le sens du « tao trano tsy efa irery » (une case se construit collectivement) disparaît petit à petit !

D’un côté, la tentation d’admettre la particularité positive de la grande île survient sans arrêt, pour ne pas dire constamment, dans l’esprit. L’affirmation s’établit à la rencontre de rares personnes sachant allier ces réflexions d’antan à la réalité des Malgaches d’aujourd’hui et à une mondialisation flagrante. La principale mission consiste là, à actualiser, sinon à réactualiser les principes fondamentaux de la société malgache : « le fanahy no olona », le fihavanana, le tsiny, le tody, le lahatra, l’anjara ou le vintana doivent être remaniés, reformulés et réappliqués dans une civilisation désormais capitalisée d’une manière anarchique et dépourvue de fondement.

La représentation de l’humain (olona) en tant qu’âme (fanahy), tienne-t-elle encore la route lorsque l’on a conscience que l’humanité de notre temps admette à l’unanimité (à quelques exceptions près), que le prestige (voninahitra) se dévoile par le biais de cumulations de richesses matérielles telles le hummer ou la « force one » malgache ? Ce n’est point là (surtout pas !!!), une moindre jalousie vis-à-vis de quelques entités absurdement incongrues que ce soit. Mais plutôt un éloge à une personne « vraie » (tena olona), dont le nom sera maintenu sous silence pour éviter la moindre réaction subjective de la part des êtres susceptibles de détenir une moindre lucidité (olona manam-panahy). A travers un texte de 5 pages environs, cette personne, à la position du « mpanazary » qu’il occupe de gré et par excellence, est l’un des rares êtres humains qui a le pouvoir et surtout, le critère que, d’ailleurs, il évoque de manière humble et spontanée au terme de ses réflexions, de se situer au juste milieu du temps, de l’espace et de la culture. Anciennement épris de pratiques ésotériques et privilégiées d’accessoires hiérophantiques, il a fait table rase de ce passé instructif, mais encombrant et s’est reprit en main en reprenant à zéro, avec rien. « Je cultive aujourd’hui mon état de mpanazary de manière à la fois simple et sobre, et m’en satisfais très agréablement. » S’exprime-t-il.

La représentation du mpanazary

Le mpanazary, c’est quoi au fait ? En quelque sorte, c’est un stade ou un degré de comportement éveillé au terme de plusieurs étapes d’attitude et de connaissance de soi. Grâce à un travail spirituel constant, après une étape profonde de pardon, de don de soi, de purification, « le mpanazary devient lui-même zana-àry en réalisant sa fusion avec Andrianana-àry, son créateur ».

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La chance l’accompagne, la prospérité le précède, et l’abondance est dans son sillage. S’abreuvant à la source de vie, il transcende son humanité, accède à la divinité et s’en va découvrir l’infinie immensité. Parvenu à ce stade ultime, le mpanazary mérite enfin son statut de Olona, humain devenu authentiquement homme, puisqu’en lui vit pleinement le Maha-olona, le « divin en l’humain ». Les propos peuvent sembler idéalistes et même abstraits, cependant, les parcours qui ont conduit l’être au stade du mpanazary sont nettement et concrètement relatés.

Devenir un mpanazary ?

Dans le texte intitulé « vintana, lahatra, anjara et maha-olona », le mpanazary stipule progressivement et explicitement les chemins qu’il a traversés jusqu’à l’atteinte de ce stade merveilleusement nécessaire.

La première étape : Celle du pardon envers autrui et soi-même, c’est panser ses blessures, effacer ses cicatrices et se nettoyer l’intérieur afin d’asseoir en soi une meilleure stabilité au quotidien. Cette volonté de se reprendre en main annonce la naissance du mpanazary – celui qui harmonise – en l’humain.

Seconde étape : celle du don, plus particulièrement du don de soi. Le mpanazary s’équilibre en créant du bonheur autour de lui, tout en nourrissant pour autrui une affectueuse attention. Certains diront empathie.

Troisième étape : celle de la purification de soi. À force de donner vie à l’amour, le mpanazary s’ouvre largement en toute quiétude sur le monde qui l’entoure. Son aura génère de la sympathie et son énergie entretient la vie. Le cœur vaillant, l’âme légère, l’esprit serein et le corps sain, il donne naissance au zana-àry en lui.

Il a évoque des rapports certains entre la constitution de la personnalité (= Nature multiplié par Milieu. Le tout à puissance Ego) et des concepts de fondement basique de la société malgache. À partir d’interprétations « à la malgache » (ady gasy), il a pu conclure que La nature ou vintana est ce qui fait l’humain vivant, olombelona. Le Milieu ou lahatra, l’humain adulte et responsable : olombanona. L’Ego ou anjara, l’humain sage et avisé : olonkendry. La Personnalité ou Maha-Olona, la renaissance de l’humain, l’Homme : Olona. « Les stoïciens pensaient déjà à leur époque : « Il y a ce qui dépend de nous, et ce qui ne dépend pas de nous. » Etablir la différence entre les deux, c’est bien. Nous occuper de ce qui est d’abord à notre portée, pour ainsi dire nous-mêmes, afin de nous préoccuper de l’univers une fois notre personnalité accomplie, c’est mieux. (…) Pour être terre-à-terre, il se convainc d’une vérité : « Plus il y aura de gens de bonne volonté qui sauront profiter de la longue pause imposée par la crise actuelle pour se façonner eux-mêmes, plus vite s’instaurera la sérénité au niveau de la nation.»

Ralf Arivelo

Buskers Magazine

 

Roxicomania : 9 heures de raw power !

Après le concert à 10.000 watts de Red Metal le 24 décembre au dôme RTA Ankorondrano (Antananarivo), on reprend notre souffle, on recharge nos cartouches et en route pour Roxicomania ! Pas encore à la page ? Eh bien, sachez que selon le quotidien Midi Madagasikara, Roxicomania est un « must-see » pour découvrir la relève du rock malgache à la lumière du jour. Si la première édition date de 2013, cette année, l’évènement renaît de ses cendres ! Comment et où ? Le rendez-vous est donné le 30 décembre au Kudéta Urban Club Anosy (Antananarivo) pour un concert de 9 heures, avec une programmation du tonnerre !

Si les artistes indés se sont déjà manifestés lors de la tournée Indie Madagascar 2017 organisée par Buskers Magazine, dans le même esprit, Roxicomania met en scène les groupes plongés dans l’underground de la scène rock pour dépayser le public. En voyant la programmation, on ne se pose pas de question, on y va, tout simplement ! Death Child, The Dizzy Brains, The Sixties, No Mady, Angaroa, The Discord Lines et Fishy sont par exemple à l’affiche. Et « The Shiny Happy People », ça vous dit quelque chose ? Outre la chanson de R.E.M, il s’agit d’un groupe d’indie-rock  malgache considéré comme le nouveau symbole de la hype au bled par le site La Isla Social Club. C’est vrai, il y a d’autres noms moins connus, comme Break The Silence, mais qui méritent tout de même le coup d’œil. Au niveau de l’ambiance, avec le raw power des groupes et les boissons en tout genre, on a de quoi se faire un pogo ! Le Kudéta Anosy dispose des breuvages nécessaires pour tenir bon durant les 9 heures de concert.

Vous venez ? OK ! Les billets sont uniquement mis en vente le jour J au Kudéta  Urban Club Anosy. Avant le concert, vous pouvez visiter le nouveau parc aménagé sur les bords du lac Anosy ou bien prendre un verre avec nous chez Patou Ampefiloha. Faites comme bon vous semble, mais rendez-vous au Kudéta Urban Club à 12 h tapante ! Keep cool.

Code pour le jeu sur Facebook : Bisous Rakakabe

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« Dihim-bolana » : Ils vont danser et slamer à Manjakandriana

Ce week-end, sortons un peu de Tana ! Direction Manjakandriana, à moins de 50 km d’Antananarivo, qui accueille ce samedi 18 novembre le spectacle de slam et de danse « Dihim-bolana », organisé par Zoromanga.

De temps à autre, je quitte la capitale pour me réinjecter de l’air frais dans les poumons, mais aussi pour me dépayser culturellement. Ce week-end, une destination me tente particulièrement, Manjakandriana, qui loge dans un décor champêtre sur une colline à l’Est de l’Imerina. Si d’habitude, c’est le train de marchandises qui fait son show à la gare de la ville, ce samedi 18 novembre, à partir de 14 h 30, mes amis de chez Zoromanga m’y proposent un tout autre spectacle, « Dihim-bolana », dans la salle de réunion du District de Manjakandriana.

Cet évènement inédit réunit deux disciplines hors des sentiers battus de Tana : le slam et la danse. Pour élargir l’horizon culturel local, trois slameurs bien connus dans la capitale vont partager leur art : Poète Rebelle, Conan et Benson. Du côté de la danse, le groupe 3 B Unity Manjakandriana et le danseur contemporain Andry Te figurent en tête d’affiche. Après le spectacle, qui est en entrée libre, une scène ouverte permet aux jeunes poètes locaux de partager leurs textes.

Retrouvez Poète Rebelle, Benson et Andry Te à Manjakandriana ce week-end

Alors si comme moi, vous n’avez rien prévu, notez « Dihim-bolana » à Manjakandriana dans votre agenda. Profitez de votre sortie pour visiter le temple protestant de la ville, dont les origines remontent au temps de la reine Ranavalona II (1868 – 1883).

Haridio

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Zero Waste Festival : pas de gaspillage avec ce festival écolo

Zero Waste Festival : un festival écolo à Madagascar

Vous vous souciez de votre environnement ? Vous détestez le gaspillage ? Rejoignez les rangs des festivaliers écolos lors du « Zero Waste Festival – Madagascar », les 29 et 30 septembre 2017 au jardin d’Ambohijatovo.

A l’occasion du Dago Festival 2017, Zero Waste Festival fédère les écolos et autres acteurs soucieux du bien-être de la nature. Cet évènement flambant neuf mise sur le bio et le recyclage pour favoriser la conservation de l’environnement. Ainsi, la majorité des projets proposés durant les deux jours de manifestation tournent autour de l’économie verte.

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Issus des quatre coins de l’île, les participants comptent dans leurs rangs de petites entreprises locales productrices d’articles bio, mais aussi des organisations non gouvernementales incitant les Malgaches à valoriser les produits du terroir et à insuffler une nouvelle vie aux vieux objets. Retrouvez notamment l’enseigne Sokajio qui manufacture des objets recyclés, ONG Maharitra qui met au cœur de ses préoccupations l’adaptation de la population au changement climatique, Green Tocco  précurseur des bijoux en papier recyclé, etc.

Deux grands concerts se tiendront au jardin d’Ambohijatovo les 29 et 30 septembre pour animer ce festival écolo, tout en marquant la clôture du Dago Festival 2017. A l’affiche, comptez Basy Gasy, Sasamaso, Angaroa, Rado Andriamanisa, Olo Blaky, Elektradam, Maitso Nation, Doug’l and The Waves, etc. Entrée gratuite.

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Un évènement organisé par Fakotôry and co.

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« HAY » : le rendez-vous des artistes et festivaliers engagés

Voots Kongregation marque une nouvelle date dans le calendrier musical malgache avec le Festival « Hay ». Le 1er octobre 2017, rendez-vous au parvis du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Patrimoine – Anosy (Antananarivo) pour célébrer la Journée internationale de la Musique avec les artistes et festivaliers engagés.

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« Hay » est né d’un concept simple, mais se démarque par son aspect engagé : cette nouvelle plateforme initiée par Voots Kongregation met à l’honneur la musique des quatre coins de la Grande Île, de Toliara à la région Nord, en passant par Fort-Dauphin, Ambositra, Antananarivo, Toamasina, etc. « Hay », un voyage au cœur de styles musicaux riches et épurés, programme une vingtaine de groupes, dont la plupart n’ont pas encore bénéficié d’une diffusion à la radio ou à la télé, bien que méritants. Sans frontières, la musique malgache et occidentale s’alterneront, se côtoieront et parfois s’émuleront durant ce festival, qui veut devenir un évènement annuel.

« Massa » Hymne officiel du festival Hay

Pour ce 1er octobre 2017, c’est au parvis du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Patrimoine que Voots Kongregation nous invite à participer GRATUITEMENT aux festivités. De 10 h à 22 h, la musique en fête, avec un carnaval pour le plaisir des yeux et un spectacle inédit pour le bonheur des oreilles !

Parmi les artistes programmés :

Voots Kongregation

Sarandra Beloba

iBEmaso&CO

Joey Aresoa

Loharano

Belongo

Sa Roy

Makwa

UXT

Nindry

Nully Ratomosoa

Samba Reniala

Holly Zion

Marolafy

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Peau neuve pour le monde des arts à Madagascar avec « Dago Festival »

Quelle noble cause que de fédérer les acteurs culturels du pays afin de valoriser les arts actuels malgaches, dans la diversité et le respect de nos racines ! « Dago Festival » qui s’est prédit l’année dernière s’arme d’une programmation riche et sophistiquée pour nous dépayser durant tout un mois, du 1er septembre au 1er octobre 2017.

Dans les coulisses du « Dago Festival », le collectif « Dago Team’Zara » compte artistes, journalistes, promoteurs et spectateurs. La volonté est là, l’expérience également, puisqu’une édition zéro a déjà eu lieu en 2016. Mais cette année, le festival redouble d’envergure.

Les festivités s’étendent sur un mois et s’exportent même en… France ! À Antananarivo, des manifestations sont annoncées à l’Is’Art Galerie Ampasanimalo, au Jardin d’Antaninarenina, au Grand Hôtel Urban Ambatonakanga, Au Kudéta Anosy, au centre pénitentiaire d’Antanimora, à l’université d’Antananarivo à Ankatso et dans quelques « fokontany » de la capitale.

Dago Festival 2017

Dago Festival 2017

« Dago Festival » programme une quarantaine de participants locaux et internationaux pour nous faire voyager au cœur de la musique, des arts plastiques et urbains, de la danse, mais aussi du cinéma. Le coup d’envoi a été donné le 1er septembre à 11 h au Jardin d’Antaninarenina lors d’une conférence de presse, parée d’une exposition sur la Constitution malgache.

Plusieurs évènements suivront, notamment des ateliers et rencontres, des expositions et bien entendu des concerts musicaux. À vos marques, prêts… partez !

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Conflits de générations : Qui paralyse « La Nouvelle école » ?

Les talents de « La Nouvelle école » n’ont pas les coudées franches dans le secteur artistique malgache. Une corporation de conflits empêche leur émergence, une situation n’étant pas sans créer des tensions entre les générations dans les coulisses de la scène.

Le conflit de générations est un mal qui ne date pas d’hier, mais qui continue d’altérer les relations dans le milieu artistique malgache actuel. Les seniors exposent un besoin d’exclusivité, tandis que les jeunes revêtent un côté rebelle et révolutionnaire. La rivalité se perpétue, donnant lieu à des conflits de plus en plus inquiétants. Les ténors de « La Vieille école », artistes et promoteurs confondus, s’étant imposés sur l’échiquier national ou international constituent un obstacle, ou en créent un, à l’émergence des jeunes talents.

Certains modérateurs ne manquent pas d’initiatives en leur exposant les avantages de laisser le champ libre à la nouvelle génération, au lieu de la paralyser. Dans cette corporation, l’exclusivité tend à devenir une obsession. Du coup, la relève est loin d’être formée. Autrement dit, les conditions ne sont pas réunies ou propices à la mise en place d’une quelconque relève. Ainsi, au moment où les Old-school devront tirer leur révérence, faute de « renouvellement », la scène pourrait bien régresser, voire disparaître.

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Au micro : Tony Owl (The Shiny Happy People), le nouveau symbole de la hype de Madagascar selon La Isla Social Club

« La Vieille école » se décompose en deux catégories d’anciens. La première, qui est la plus vieille, a pris conscience du drame qui se prépare, et défend aujourd’hui le droit d’expression de La Nouvelle école. La seconde, un brin plus jeune, agit en solitaire. Souhaitant encore profiter de leur succès, ce sont les artistes et promoteurs de cette catégorie d’anciens qui nous révèlent parfois une volonté manifeste d’étouffer les jeunes talents dans l’ombre de la scène, de peur de perdre leur place. Mais comme dit ci-haut, peu importe les convoitises et les manigances qui vont avec, toute carrière a une fin

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Afro-folk : Alalá nous dépayse avec leur EP « Eo Ary »

L’afro-folk d’Alalá trouve petit à petit son terreau parmi les mélomanes d’ici et d’ailleurs. Dans leur EP « Eo ary », le métissage musical se ressent dès les premières notes. La qualité de l’orchestration tout comme de l’harmonisation vocale témoigne du talent et du travail épuré du band mené par Ghoul.

Ce bon folk jazzy-roots émule les sonorités de la musique malgache et rythme des paroles riches. Les jargons s’insèrent de temps en temps dans les phrases ingénieusement structurées, comme en témoigne le morceau « Nilef’i man ». Bref, on a plané en écoutant leur EP. Verdict ? « Eo ary » fait partie des perles rares à se procurer absolument pour tout mélomane digne de ce nom.

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Pour contacter Alala : contact@alala.mg

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