Tontolo an-tsary : Découvrez l’histoire la bande dessinée malagasy !

Des BD Malagasy ? Oui, on en redemande ! Et si les productions se sont plutôt faites discrètes ces dernières années, on espère un tremplin pour 2016, avec l’essor des artistes en herbe à l’image d’Idah, Heri Shinato, etc., mais également avec le retour de bédéistes des générations précédentes comme Farahaingo et sa nouvelle œuvre intitulée « Les aventures de Philou & Mimimaki – Malagasy way of life ». Mais avant toute chose, (re)découvrons l’histoire la BD malagasy avec Samantha et Riri.

Années 80 : âge d’or de la bande dessinée malagasy

Pour info, les premiers bédéistes malagasy sont apparus vers la deuxième moitié du vingtième siècle, après la colonisation. Le journal « Fararano Gazety » figure parmi les acteurs majeurs du lancement de la BD malagasy au cours des années 80.  Tout au long des eighties jusqu’à l’aube des nineties, le public a pu découvrir une série d’histoires et des personnages attachants comme Tsimatimanota, Danz ou Benandro – encore présent dans le journal « Bojy ».

BD Samaritana

« À l’époque, les maisons d’édition, spéciales BD ou non confondues, publiaient des dizaines de titres par mois. Malheureusement, ces boîtes ont peu à peu fermé leurs portes vers le début des années 90 suite aux aléas du marché » , rapporte Rindra Razafindrabe, alias Riri.

Années 90 : La bédé s’éclipse…

Le déclin de la bédé et des dessins de presse commenceront avec l’ascension du cinéma et de la production télévisuelle, mais également en raison de la censure établie par le gouvernement de Didier Ratsiraka durant les années 90. Un nouveau business fait son apparition : les kiosques de « location de bouquins ».

« Les bandes dessinées étaient louées, puis retournées auprès de l’éditeur. Elles étaient comptées comme invendus. Même si le marché semblait se développer, c’était difficile à démontrer puisque personne n’achetait vraiment les livres », explique toujours Riri, membre fondateur de l’association Tantsary.

De là, la production de bandes dessinées au Pays du Moramora a presque disparu, au découragement des bédéistes.

Années 2000 : The come-back !

L’illustre dessinateur Ra-Mika – paix à son âme – et la société de dessin « Soimanga » se lance dans la promotion de la culture de la BD malagasy à travers des publications sous commande de librairies, entre autres l’illustration des récits bibliques. Des magazines ont également été publiés, dont « Vohitsary ». Encore une fois, les difficultés financières et logistiques ont malheureusement mis fin à ces projets.

La BD Malagasy reprend son élan vers les années 2001-2002. Les bédéistes old-school décident de réunir les illustrateurs, dessinateurs et les auteurs intéressés par le dessin afin de constituer une petite congrégation. Ainsi est né le collectif « Mada Bulles » dans les locaux du Centre Culturel Albert Camus (IFM). Le festival Gasy Bulles voit également le jour en 2005.

Festival Gasy Bulles, la BD Malagasy dans tous ses états et pas que !

Le Festival Gasy Bulles existe depuis onze ans. Il s’agit de  l’évènement référence pour les amateurs de BD, de dessins et de mangas malagasy, public ou contributeurs.

« La passion est bel et bien là chez les jeunes talents malagasy, mais ils doivent encore approfondir… Le problème, c’est que les dessinateurs veulent tout de suite imposer leur style avant même de maîtriser les bases. Il faut de la souplesse, de l’ouverture d’esprit… », conseille Riri.

Gasy-bulles-2013

D’autre part, une nouvelle initiative a été adoptée pour « originaliser » le festival depuis 2013 : le « Sary Cover » ! Ici, il s’agit de retranscrire en bande dessinée les récits d’une chanson à texte.

« Au début, nous avons translatés en BD des chansons d’Ifanihy. L’artiste n’a émis aucune objection. En 2014, le concept est devenu plus sérieux et a été baptisé « Sary Cover ». Les chansons de Dama ont été mises à l’honneur, puis celles de Rolf  l’année suivante », explique Riri.

Pour note,  le Festival Gasy Bulles est organisé par le collectif Gasy Bulles — auparavant Mada Bulles. D’après les explications des bédéistes, les principaux problèmes de la BD Malagasy actuellement – et avant également – sont principalement d’ordre financier et matériel (eh oui, encore et toujours !). « Nous ne disposons pas des fonds nécessaires pour engager les maisons d’édition. Et d’ailleurs, celles-ci sont extrêmement rares et peu intéressées de publier des BD », a rapporté un jeune dessinateur de l’association Tantsary. Les ONG, les associations privées et les institutions culturelles sont les seuls partenaires des évènements consacrés à la BD Malagasy. Cependant, ceux-ci demandent des contreparties…

Mais tout n’est pas noir ! Les éditeurs étrangers commencent à solliciter les services des bédéistes malagasy. Parmi ces bons samaritains, on applaudit la maison d’édition Harmattan ayant publié la BD « Tana Blues » de Ndrematoa, en France. La boîte « Des bulles dans l’océan » sise à La Réunion est également en étroite collaboration avec les dessinateurs malagasy.

 

À suivre : un projet est actuellement en cours pour réunir toutes les publications du « Sary Cover » dans une seule bande dessinée. « Il s’agira de publier un livre pour chaque artiste, et également de graver les œuvres sur un CD. Rendez-vous l’année prochaine ! », affirme Riri, plein d’espoir.

Samantha Mandresy pour Buskers Magazine

 

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12 réflexions sur “Tontolo an-tsary : Découvrez l’histoire la bande dessinée malagasy !

  1. Bon, chacun a vécu son histoire de la BD, il y a un clan dont ceux qui sont entrain de se prononcer et un groupe libre … ceux qui sont dans le festival Gasy bulles! Personne ne déforme l’histoire parce que chacun a vécu sa propre histoire de leur côté.
    De toute façon il n’y a pas d’histoire officiel de la bd malagasy …
    Je veux juste demander à ce qu’on ne mélange pas BD et illustration parce que ce n’est pas la même chose.
    Après, ça c’est la version de riri parce que c’est lui qui a été interviewé ! Si vous voulez donner votre avis faites vous interviewer et raconter votre propre histoire sans pour autant discréditer les autres!
    C’est rabaissant! Et ça montre une image dégradante du 9ème art Malagasy.
    Merci 🙂

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  2. Contacts de ses dessinateurs
    -Richard Rabesandratana : vous pouvez contacter le journal Bôjy ou avec l’adresse email: benandro33@yahoo.fr
    -Didier Randriamanantena ( Didier Mada BD ), vous pouvez visiter son site : http://www.didiermada.wordpress.com ou j’ai trouvé son adresse email rradidier@gmail.com
    – Alban Ramiandrisoa : vous pouvez visiter et d’envoyer un message mp par faccebook ou par email: banou@moov.mg
    – Mamy Raharolahy, vous pouvez l’écrire par email: andriamanohy2@gmail.com
    – Tiana Ratovohery , co-gérant du journal Ngah : email: creabira@moov.mg tél 44 498 45
    -Gérard Rakotondrazafy, il n’a pas d’adresse email, mais vous pouvez l’avoir en contactant Mamy Raharolahy

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  3. Contacts de ses dessinateurs

    -Richard Rabesandratana : vous pouvez contacter le journal Bôjy ou avec l’adresse email: benandro33@yahoo.fr
    -Didier Randriamanantena ( Didier Mada BD ), vous pouvez visiter son site : http://www.didiermada.wordpress.com ou j’ai trouvé son adresse email rradidier@gmail.com
    – Alban Ramiandrisoa : vous pouvez visiter et d’envoyer un message mp par faccebook ou par email: banou@moov.mg
    – Mamy Raharolahy, vous pouvez l’écrire par email: andriamanohy2@gmail.com
    – Tiana Ratovohery , co-gérant du journal Ngah : email: creabira@moov.mg tél 44 498 45

    -Gérard Rakotondrazafy, il n’a pas d’adresse email, mais vous pouvez l’avoir en contactant Mamy Raharolahy

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  4. Contacts de ses dessinateurs

    -Richard Rabesandratana : vous pouvez contacter le journal Bôjy ou avec l’adresse email: benandro33@yahoo.fr
    -Didier Randriamanantena ( Didier Mada BD ), vous pouvez visiter son site : http://www.didiermada.wordpress.com ou j’ai trouvé son adresse email rradidier@gmail.com
    – Alban Ramiandrisoa : vous pouvez visiter et d’envoyer un message mp par faccebook ou par email: banou@moov.mg
    – Mamy Raharolahy, vous pouvez l’écrire par email: andriamanohy2@gmail.com
    – Tiana Ratovohery , co-gérant du journal Ngah : email: creabira@moov.mg tél 44 498 45
    -Gérard Rakotondrazafy, il n’a pas d’adresse email, mais vous pouvez l’avoir en contactant Mamy Raharolahy

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  5. Dessinateur chevronné: OK, mais ca ne veut pas dire qu’il connaît l’histoire de la BD malgache. Il est le 5 ème générations de dessinateur malgache. Ce sont les anciens qui connaissent mieux et bien situé pour un interview concernant la BD malgache.
    Farahaingo n’est pas old school, il n’a jamais publié une bd solo avant.
    Ramika était membre de l’association Soimanga, le fondateur c’était Alban Ramiandrisoa, fondé vers 1986. Ramika était salarié chez studio soimanga mais pas fondateur

    Vous avez écrit……après les avis peuvent diverger…….: Ici on ne parle pas de l’avis mais le fait de l’histoire , on ne transforme pas l’histoire pour un intérêt particulier d’un dessinateurs ou quelques dessinateurs , il faut dire aux lecteurs la vérité, c’est le rôle des journalistes à notre humble avis.
    Je vous donne les contacts de ces vieux noms de la bd malgache bientôt si vous voulez bien.

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  6. Cher journaliste, avant d’écrire un article, renseignez vous. et ne transformez pas l’histoire.
    Riri n’est pas apte de répondre à votre question, il ne connaît rien de l’histoire de la bd malgache.
    Vous auriez dû contacter, et interviewer les noms suivant qui connaissent très bien l’histoire de la BD malgache:
    Alban Ramiandrisoa
    Didier Randriamanantena alias Didier Mada BD
    Mamy Raharolahy
    Gérard Rakotondrazafy
    Tiana Ratovohery
    Richard Rabesandratana
    Fararano Gazety n’est pas du tout parmi l’acteur majeur de lancement de la BD malagasy.
    Plûtot, gazety Eh de Rabesandratana Richard
    Ramika était membre de l’association Soimanga, le fondateur c’était Alban Ramiandrisoa, fondé vers 1986
    Des années 90: manque d’information. création de l’association Mada BD ( plusieurs des grands noms de la BD malgache des années 80 étaient membres ) qui organisait des expositions tous les ans ( 1993 -2003), et publication de l’album Sary Gasy et Ny lasa ny miantoka ny ho avy, qui ont été présentés en Angoulême en Janvier 2000.
    Grâce au succès de ces deux albums à Angoulême que les centre culture français décidait d’appuyer les autres nouvelles générations bédéistes malgaches ( membre dans plusieurs association comme kiranjy, tantsary etc…), comme l’apparition du répertoire Madabulles en 2002 et le financement du festival Gasy bulles, depuis 2005
    Madabulles n’est pas une association.
    Deux associations sont les clés du demi-succès de la BD malgache et qui ont lutté pour la relancer à partir des années 90.
    iI s’agit de l’association mada BD et le studo Soimanga.

    Aimé par 1 personne

    • En aucun cas nous n’oserions transformer l’histoire. Nous nous sommes référés aux propos de Riri qui est tout de même un dessinateur chevronné. Certes, après les avis peuvent diverger. En tout cas, nous sommes prêts à vous rencontrer pour un nouveau point de vue sur l’histoire de la BD ! Merci.

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  7. Cher journaliste, avant d’écrire un article, renseignez vous. et ne transformez pas l’histoire.
    Riri n’est pas apte de répondre à votre question, il ne connaît rien de l’histoire de la bd malgache.
    Vous auriez dû contacter, et interviewer les noms suivant qui connaissent très bien l’histoire de la BD malgache:
    Alban Ramiandrisoa
    Didier Randriamanantena alias Didier Mada BD
    Mamy Raharolahy
    Gérard Rakotondrazafy
    Tiana Ratovohery
    Richard Rabesandratana

    Fararano Gazety n’est pas du tout parmi l’acteur majeur de lancement de la BD malagasy.
    Plûtot, gazety Eh de Rabesandratana Richard
    Ramika était membre de l’association Soimanga, le fondateur c’était Alban Ramiandrisoa, fondé vers 1986

    Des années 90: manque d’information. création de l’association Mada BD ( plusieurs des grands noms de la BD malgache des années 80 étaient membres ) qui organisait des expositions tous les ans ( 1993 -2003), et publication de l’album Sary Gasy et Ny lasa ny miantoka ny ho avy, qui ont été présentés en Angoulême en Janvier 2000.
    Grâce au succès de ces deux albums à Angoulême que les centre culture français décidait d’appuyer les autres nouvelles générations bédéistes malgaches ( membre dans plusieurs association comme kiranjy, tantsary etc…), comme l’apparition du répertoire Madabulles en 2002 et le financement du festival Gasy bulles, depuis 2005
    Madabulles n’est pas une association.

    Deux associations sont les clés du demi-succès de la BD malgache et qui ont lutté pour la relancer à partir des années 90.
    iI s’agit de l’association mada BD et le studo Soimanga.

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  8. Merci pour l’effort de partage. Pour connaître l’histoire exhaustive de la BD malagasy, veuillez nous contacter. RAMIKA n’était pas fondateur de SOIMANGA, Farahaingo n’est pas old-school, il fait partie de la 3e génération. Les dessinateurs actuels (Shinato, Idah, etc…) sont de la 5e génération.

    Aimé par 1 personne

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