Dago Festival : Tout simplement un éventail de la richesse culturelle de l’île rouge !

Le vendredi 16 septembre, la galerie Is’art, dirigée par le charismatique Tahina Rakotoarivony, a attiré les amateurs d’art de tout bord à l’occasion de la « Sehatr’Ampela », placée en avant-première du Dago Festival. Si d’habitude, on y voit de l’art plastique, ces derniers temps, la danse et la musique se sont invitées dans l’antre des post-nabis et autres contemporains.

Dans l’ordre du Dago Festival, honneur aux dames d’abord ! Sans folie, No Mady mené par Stéphanie au micro et à la guitare a chauffé tout Ampasanimalo. Du rock comme on aime, du rock comme on veut, du rock comme pas possible. Avec un nouveau Line up, mais toujours avec leurs titres phares, et la qualité, le raw power du groupe a  cristallisé le parterre d’amateurs.

Véritable patchwork de style, l’évènement édition zéro nous a mis en apéritif, en plus du bar bien garni, le Sôva d’Ampasanimalo, accompagné à la guitare par le généreux Jiaary. Le temps d’un hommage aux hauts plateaux, le troubadour a prêté son talent à ces chanteurs traditionalistes, en attendant que son groupe Moajia ne prenne son tour… Ces « Sôveurs » si on peut se le permettre, nous ont, comme qui dirait, percuté par leurs paroles à défaut de plus grandes percussions. Ils ont surtout visé la morne économie malgache et les acquisitions douteuses des « sinoa sy karana ».

Une autre star de la scène libre nous a étonnés avec des sonorités résolument endiablées. Christelle Ratri rocks ! Eh oui, elle avait carrément dompté le public qui ne s’attendait pas à la voir aussi impétueuse derrière son « bass be ». Zazasoa, un groupe encore peu connu des habitués a également apporté son lot de couleur. À la fois suave et puissante, la voix haute perchée a atteint les tympans les plus récalcitrants.

Puisque pluriculturalisme oblige, on y a vu un certain Tsiry Kely Panda qui embrassait sans gène le micro. Un tel amour, c’est du jamais vu ! Beat Box qu’ils appelaient cela, et c’est l’homme-orchestre de la soirée, bien que sans aucun autre instrument que sa simple bouche ! Heureusement, il n’y avait pas que la musique. La danseuse Judith, dans un élan insoupçonné, nous a émerveillés par la danse moderne. Trop moderne même diront certains, mais c’est un bouquet de symbolisme qui muettement est partagé avec grâce.

Des femmes partout, et pas n’importe quelles femmes. Ce n’est certes pas la jet set, à défaut d’être président, mais bel et bien un gratin qui sait apprécier l’art dans son ensemble. Accompagnée ou en groupe, on ne peut que dire que la « Sehatr’Ampela » ouvre bien l’esprit de la gent féminine, en plus de leurs ailes. La nuit ne s’est terminée qu’au départ des derniers amoureux des cocktails, servis avec sourire par la régente de la place.

Billy Verydick pour Buskers Magazine

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s