« Sous le même ciel » : suivez la petite histoire de Chloé LINDGREN ! (Prologue)

Chaque semaine, suivez les aventures de Chloé, l’héroïne de la nouvelle à l’eau de rose « Sous le même ciel » signée Nanami. Si vous appréciez, ou peut-être pas, laissez un commentaire. 🙂

sous le même ciel

Sous le Même Ciel

PROLOGUE

« Et tant que nous vivrons sous le même ciel, tant que je contemplerais la même lune que toi, tant que nous respirerons le même air, ce sera suffisant pour moi ».

Ces mots résonnaient sans cesse dans ma tête. A dire vrai, c’était pratiquement cette phrase qui me redonnait encore l’envie de me lever chaque matin, jour après jour.

*****

Cela vous est-il déjà arrivé de vous sentir complètement vide de l’intérieur? Comme si vous ne ressentiez pas votre propre existence sur Terre ? Il y a des jours où je me sens de cette manière et d’autres, non. Mais je suis incapable d’en expliquer le fondement.

J’ignore pourquoi mais j’ai toujours eu l’impression qu’il y avait comme une sorte de manque à combler dans ma vie ; c’est assez incompréhensible quand j’en parle mais quelque part, je me suis toujours senti incomplète. Mais je n’ai jamais vraiment cherché à comprendre non plus.

Arriverais-je à combler ce vide un jour ? Me sentirais-je complète un jour ? Je ne cherchais pas la réponse, je me contentais juste de me poser la question. Je me complaisais dans cette médiocrité qu’était devenue ma vie.

******

Greenland, Eté 2006

« Lève-toi, Chloé ! Il est déjà sept heures ! Tu n’as pas cours aujourd’hui à huit heures trente ? »cria ma mère, en tirant la couverture qui cachait mon visage.

« Mmh … arrête, j’ai mal à la tête ! » répliquai-je, en voyant toute cette lumière aveuglante, alors que j’avais déjà les yeux ouverts depuis cinq heures trente.

 « A quoi peux-tu bien penser, jeune fille ? Allez ! Debout ! Et viens manger ! » continua-t-elle alors, sur le même ton, ce qui m’arracha brutalement et instantanément de mes pensées inutiles du matin.

« Ou-ouu-ii, j’arrive ! » lui répondis-je, en laissant échapper un dernier bâillement, la voix, visiblement, encore à moitié endormie.

Ma mère, c’est mon réveil. Bien sûr, j’ai un réveil sur mon téléphone tous les jours à cinq heures. Mais dès qu’il sonne, je le désactive par automatisme et donc, je ne suis jamais debout à l’heure qu’il faut. Je pense que si elle n’était pas là, ma vie serait au summum du chaos lui-même.

Ma routine quotidienne? Du flocon d’avoine avec des morceaux de banane et du lait, un yaourt nature à peine sucré et du thé vert. Je suis programmée comme un robot, un peu comme si j’étais condamnée étant obsédée par l’idée de manger équilibré et la phobie de grossir.

Mais apparemment, aujourd’hui allait être une exception.

En entrant dans la salle à manger, la vision encore floue, je ne m’étais pas rendu compte qu’on avait un invité. Mais je fus brusquement réveillée quand ma mère prit la parole en disant « On dirait qu’elle s’est encore bagarrée avec son peigne, ce matin ! » sur le ton de la plaisanterie.

J’ouvre à nouveau les yeux et je vois, assis à table, Alexis VANBERGH. En voyant ma tête d’ahurie, il n’a pas pu s’empêcher de laisser s’échapper un petit rire moqueur.

Je n’ai jamais eu autant envie de devenir invisible de toute ma vie entière.

« Bonjour Megan ! » lança-t-il, en essayant de s’arrêter de rire, avec un sourire au coin insolent qui dévoilait sa jolie dentition maladroite.

Je n’arrivais pas à bouger. Il s’était peut-être écoulé une dizaine de secondes avant que je reprenne mes esprits, et que je réussisse à sortir un « ‘Lu ! » maladroit, n’osant même pas regarder dans sa direction, morte de honte, en passant maladroitement ma main droite dans mes cheveux.

Ma mère ne put s’empêcher de rire devant cette scène d’un ridicule à souhait. J’étais vraiment gênée et sa réaction ne m’aidait en rien. Je baissais la tête ; je ne savais plus quoi faire d’autre à part fixer le porte-manteau qui se trouvait à ma gauche, juste à côté de la porte principale.

« Va te coiffer LINDGREN ! » reprit-il alors, « tu ressembles à un balai ! »

Je suis aussitôt remontée dans ma chambre, puis j’ai pris ma douche, me suis habillée et coiffée, avant de redescendre dans la salle à manger, vingt minutes plus tard.

Mais il n’était plus là. Il était parti.

*****

Je me rappelle encore de la première fois où j’avais rencontré Alexis VANBERGH. Il avait une silhouette franchement agréable à regarder en comparaison aux autres garçons; et sa façon d’être, imposant sa présence tout en étant si sûr de lui, intimidait vraiment beaucoup. Il avait un visage très harmonieux en plus de sa silhouette. Il possédait le genre de beauté dont on ne se lassait pas. Vous savez, cette impression de « ne pas être assez », c’est ce que je ressentais face à sa personne. Mais je suis bien obligée d’admettre que sa personnalité laissait à désirer. Son assurance et son arrogance le rendait odieux.

De plus, j’avais fait une triste découverte, au fil du temps. C’était, en fait, le genre de garçon qui n’avait rien d’exceptionnel à part un physique avantageux. Pour le reste, c’était juste une coquille vide. J’en avais été grandement déçue. J’avais même fini par le mépriser, lui et sa popularité, puisqu’il n’avait pas autant de valeur ajoutée que tout ce bruit autour de lui le faisait croire. Je ne l’aimais pas, j’aimais juste l’image que j’avais de lui. Mais une fois que le masque était tombé, ce n’était plus du tout pareil. J’étais admirative de son assurance face au monde, et je lui enviais cela, moi qui avais un si faible estime de moi-même. Mais c’était tout.

Du moins, c’est ce que je pensais, jusqu’au jour où il est parti.

Les choses auraient pu être différentes …

(A suivre)

Quelques mots sur l’auteur :

Ecrivant sous le pseudonyme Nanami, RAKOTOSOA Nantenaina Nadia est une adepte de la culture japonaise, une amatrice de mangas et de japanimation. A son actif, l’auteure compte un petit recueil de poèmes divisé en quatre parties : « Les pensées d’une ado amoureuse », « Amie … Ou pas ? »,« Réflexions »et « A heart in love ». En 2016, elle décide de se lancer dans une nouvelle aventure littéraire qu’elle baptise « Sous le même ciel ». Dans une société corrompue et désespérée, elle y parle du pouvoir de l’amour, de sa portée et de ses répercussions sur nos vies, une histoire à l’eau de rose fictive certes, mais qui lui est tout de même très personnelle.

nana

Nanami, écrivaine

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