Afro-folk : Alalá nous dépayse avec leur EP « Eo Ary »

L’afro-folk d’Alalá trouve petit à petit son terreau parmi les mélomanes d’ici et d’ailleurs. Dans leur EP « Eo ary », le métissage musical se ressent dès les premières notes. La qualité de l’orchestration tout comme de l’harmonisation vocale témoigne du talent et du travail épuré du band mené par Ghoul.

Ce bon folk jazzy-roots émule les sonorités de la musique malgache et rythme des paroles riches. Les jargons s’insèrent de temps en temps dans les phrases ingénieusement structurées, comme en témoigne le morceau « Nilef’i man ». Bref, on a plané en écoutant leur EP. Verdict ? « Eo ary » fait partie des perles rares à se procurer absolument pour tout mélomane digne de ce nom.

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Pour contacter Alala : contact@alala.mg

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Levelo : le poète-chanteur, porte-voix d’un genre malgache du classique

Levelo le poète-chanteur, porte-voix d’un genre malgache du classique

Personne n’est arrivé à chanter le spleen et les petites joies des campagnes comme l’a fait Levelo, avec sa poésie qui colle à la peau du quotidien tout en imprégnant son répertoire. À l’image d’un Rubens à l’apogée de son art, pour Levelo, peindre le monde a toujours été une constante, presque mathématique avec l’intelligence de sa plume. On l’a vite compris, la fièvre qu’il mettait dans ces premiers morceaux n’a jamais baissé jusqu’au dernier titre d’avant sa mort.

À voir les grands de la chanson malgache, surtout ceux qui ont connu les destins tragiques parce qu’étant trop débiteur de ce bas monde en excès et surtout en rage de vivre, Levelo est unique sur plusieurs plans. D’abord une musicalité hors des standards « folklorisants ». Lui, il a mis un point d’orgue sur ses vers. Il suffit de se laisser envouter par l’une de ses chansons phares, « Iangolao vaitra ». Rien que le titre. Deux mots.  Tout droit sortis des méandres de la littérature malgache.

La majesté du terroir dans les paroles

Les nuances mélodiques. Les faux rythmes. La présence musicale, d’un naturel exacerbant. La voix humble, sans débordement. Sur scène, un être effacé, on aurait dit que l’armée l’a forcé à chanter. En somme, la discrétion des génies. Chaque mot à travers les paroles, des fils d’or cousus à de la soie ocre. Sans en faire trop,  c’est en Levelo que la prégnance d’un courant culturel tourné vers le terroir, après les déferlantes du yéyé à Antananarivo, a pris tout son sens.

Mais semble-t-il, il n’a pas connu le succès d’un folk-star ou d’un pop-star. Sans doute à cause d’un trop plein d’humilité. Ou on ne se sait quoi d’autre, mais toujours est-il que Levelo a laissé un héritage littéraire et poétique au même titre qu’un Walt Whitman. Autant ses notes enchantaient, autant ses paroles les épousaient. Faisant du coup l’éloge  d’un classicisme malgache dans la mise en scène d’une querelle de ménage, des jeux d’enfants ou l’amertume des pêcheurs.

Conscience, raison et tragédie

C’est sans doute ce « tout artistique » qui a fait que le style de Levelo soit considéré comme une musique d’adhésion. Car il faut avoir un brin de sens littéraire et autant d’écoute musicale pour en apprécier chaque nuance, chaque pli et chaque saveur. L’artiste est rarement chanté en chœur chez les ados à travers les couloirs du quartier d’Antananarivo. Difficile de terminer sans évoquer un de ses titres, peut-être « Rasoanantenaina » aura la faveur de tous ceux qui liront ces quelques lignes.

La cadence, dans la pure tradition Levelo. Un 6/8 rugissant, sans fioriture. Le chanteur aligne la rythmique de ses vers à la rythmique de ses accords. Dès lors, la tragédie de l’histoire s’équilibre avec le frétillement des mélodies. Ce qui fait que l’on ressent plus la conscience que la morale. Car les paroles racontent l’histoire d’une jeune femme qui a mis fin à ces jours à cause d’un mariage interdit. Le drame, elle a pris grand soin de son passage à l’acte.

Vers minuit, Rasoanantenaina est sortie. Elle a laissé un mot sur son oreiller. « Au revoir, l’oncle. On va se retrouver dans l’au-delà ». Pourquoi l’oncle ? En enfer, au paradis ? La catharsis s’opère sous cette berceuse funeste. Une manière de « raconter si bien les choses tristes », c’est là que se retrouve tout le génie de Levelo.

Un article de Maminirina Rado

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(Crédit photo : macp.gov.mg)

Hope of a Dreamer : Le métal raisonne à Madagascar

Le Métal a été longtemps critiqué par l’opinion publique. Or, derrière les rythmiques violentes, les riffs et les chants inaudibles à l’oreille d’un citoyen lambda, ce courant musical véhicule des messages forts. S’il ne figure pas encore parmi les genres prépondérants à Madagascar, le Métal a néanmoins trouvé son terreau auprès des musiciens locaux. Le Métal malgache accueillit en 2015 leur nouvel ambassadeur : « Hope of a Dreamer ». S’inscrivant dans le courant du Deathcore, associant les riffs du Death métal à l’utilisation des breakdowns du Punk Hardcore et du Metalcore, le band apporte un nouveau souffle au rock local tout en incitant les mélomanes à la prise de conscience sur le plan social.

Originaire d’Antananarivo – Madagascar, Hope of a Dreamer est fondé en 2015 à l’initiative de Toky Randriambololonirina (guitare), Othniel Fitiavana (batterie) et Anjarahasina (chant). Au fil des échanges avec les autres metalheads de la capitale, la formation s’est agrandit petit à petit et compte désormais en son sein Rathead (basse et clavier) et Dimby (guitare).

En Janvier 2016, le groupe sort leur premier single intitulé « Endless Delirium ». Ce titre aborde la démagogie au quotidien en incitant le réveil de chacun. Une phrase est martelée : « Get out of this world of lies ! », à coup de chants gutturaux (growl), de cris aigus (scream) et de pigsqueals.

Le deuxième single intitulé « Deceiver » est également diffusé auprès du grand public au courant de l’année 2016. Plus mélodique, cette chanson aborde le thème de la religion, nous mettant en garde contre les personnes malintentionnées voulant imposer leur influence destructrice au peuple.

Généralement, les lyrics sont rédigés en anglais, la langue de Shakespeare ayant une sonorité en meilleure adéquation avec les caractéristiques du Deathcore, tout en atteignant un public plus large, selon les membres du groupe.

Côté influence, Hope of a Dreamer puise une partie de son inspiration dans la musique de groupes étrangers tels que Impending Doom, Make Them Suffer ou Born of Osiris, mais se démarque la mélodicité de leur composition.

Cette année, Hope of a Dreamer entrevoit de sortir un nouveau single, de faire un clip et puis de sortir un album… Quelques concerts sont également en vue. Une affaire à suivre !

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Vidéo : « Fialonana » – Clô Mahajanga

De son vrai nom Jean Clothaire Razafiarimanana, Clô Mahajanga fait partie des ambassadeurs du kaiamba de l’ouest de Madagascar. « Fialonana », c’est notre coup de cœur parmi le vaste répertoire du chanteur. À (re)découvrir ici le temps d’un hommage à ce grand nom de la musique malgache.

Lyrics :

Hanafarako ireo havana tsy foiko
Arovy tsara ny tena e!
Sao mihevitry ny fiainana ho mora
Fa ny mafy avy tampoka
Raha nampoiziko hanjary fahoriana
Ny nahazo an’iny hava-tiako iny ô! ô!
Aleoko miaro azy tsy ho faty
Toy izay hiaro tenako

Fodikely anilan’ny vary zahay e!
Mifankatia tsara, f’alan’olo ô! Nagnino ô! ô!
Zanak’olo tsy mba zatra ady izy iny
Natrekinao nony fialonana a! a! Fa nagnino ô! ô!

Zanahary tsy dininao
Ambesako eto tsara izy
Vidin-dranomasoko iny
Hanjary valy faty oa
Hatsiarovan’olo nahavita ratsy
Ny andro hifoterany ami-tenany
Ranomasom-pahoriana tsy zaka
Tsy maintsy hanenenany

Fodikely anilan’ny vary izahay e !
Mifankatia fa alan’olo ô! ô! Nagnino ô! ô!
Zanak’olo tsy mba zatra ady izy iny e!
Natrekinao noho ny fialonana a! a! Fa nagnino, ô! ô!

Fa mbola velona ny olo nirianao ho faty
Koa tsy meloko ny nanaovanao ratsy e! e !
Tongava saingy enjehinao ‘ty namana efa resy
Kilandy kely nanarak’omby izy iny e!
Tsy mitovy fa mifanaraka ho azy, e! e ! Tsy magninô ô! ô!

Fiarahana naharits’ela no iriany e
Voatoram-bato, ka tafasaraka ho azy

Fa nagninô ô! ô!

CLO MAHAJANGA

Source : http://tononkira.serasera.org/hira/clo-mahajanga/fialonana Tsiky dia ampy

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KUROHZ : Entre anime et comics

Ces cinq dernières années, Kurohz a mis un point d’honneur à la pratique et le résultat est à la hauteur de son travail. Celle qui a débuté sur un ton manga, la passion pour les anime japonais oblige, a rassemblé les éléments techniques en accord avec sa créativité afin de forger son propre style.

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À la clé de ses designs de perso, elle expérimente une fusion entre l’anime et les comics.

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Plutôt character designer qu’illustratrice, Kurohz adopte à la fois le dessin traditionnel et le digital painting.

Son arsenal de dessinatrice comprend des crayons, des stylos à bille, des feutres noirs, une tablette graphique et les logiciels Paint Toolsai et Manga Studio.

Contact :

Facebook : http://www.facebook.com/LateNightComix

Deviant art : http://kur0hz.deviantart.com

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Vidéo : « Me » de Behind The Mask

Behind The Mask, groupe de metalcore-hardcore originaire de Toamasina – Madagascar, se trace un chemin des plus promoteurs depuis la sortie de leur premier single « The Message » en 2016. En avril 2017, les metalheads de la east-coast of Mada nous présentent un nouveau titre intitulé « Me », toujours dans un registre des plus lourds. Avis aux amateurs de headbangs !

Behind The Mask

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ARian : La magie que porte la parole à travers une image

Le pinceau et le crayon ont accompagné ARian, de son vrai nom Andritiana Randrianarivelo, tout au long de son enfance. Et bien que le jeune aspirait au début à une carrière d’écrivain, le courant des choses en a décidé autrement, et le voilà, illustrateur se dessinant un avenir promoteur.

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Ne faisant pas partie des plus brillants à l’école, ARian décide de se consacrer au dessin à la fin de ses études, une résolution n’étant pas sans provoquer un grand dam auprès de ses parents. Il s’inscrit à l’École des Métiers et des Arts Plastiques d’Antananarivo où il se forge petit à petit son identité graphique.

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Versé dans le mysticisme, ARian est fasciné par les contes, les légendes, les lois de l’univers et… la magie ! Une passion qu’il ne manque pas de retranscrire dans ses œuvres. À défaut d’être écrivain, le jeune s’est concentré sur l’illustration, associant les mots et l’image en une seule planche. « Affirmer la magie que porte la parole à travers une image », tel est son leitmotiv.

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ARian a effectué sa première exposition solo, « Perception », en mai 2016 au restaurant La Boussole Art Café — Antananarivo. Depuis, il s’est amouraché du lieu et y passe beaucoup de temps à dessiner avec des amis. Entre temps, l’illustrateur a dégoté quelques opportunités dans l’univers du graphisme avant de reprendre son exposition au « Little Hennessy » — Antananarivo, en novembre 2016. En perpétuelle quête de sensations et de techniques, il poursuit sont épopée au K’art Antanimena — Antananarivo, présentant ses œuvres aux côtés des fresques d’un ami peintre abstrait, lors de l’exposition « Osmosis » en février 2017.

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S’inscrivant dans le courant des arts contemporains, ARian travaille sur papier avec de l’encre et de l’aquarelle, tout comme sur toile avec de l’acrylique et/ou du pastel. Il s’adonne également au digital painting sur Photoshop avec une tablette graphique.

Contacts :

Facebook : https://web.facebook.com/ARianArtiste/

Instagram : https://www.instagram.com/arian_illustration/?hl=fr

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Ny Ambanilanitra : l’indie-folk expérimental malgache

Ny Ambanilanitra est un groupe d’indie-folk expérimental malgache.

Constitué par le charismatique et sensuel chanteur Diarinaly, la voix du jeune et ses mimiques ne laissant pas insensibles les œstrogènes, tendant vers la provocation avec une certaine témérité, et le « sound-manipulator » To Mikajy, la main sur la guitare et sur le clavier de son laptop pour pimenter l’atmosphère musicale à coup d’effets de toutes sortes, le duo Ny Ambanilanitra s’inscrit dans le courant de l’indie-folk expérimental. « Indie », car le groupe produit lui-même ses morceaux, sans passer par l’industrie du disque malgache, « folk », car la guitare est le vecteur principal de leur musique, et « expérimental » pour faire référence à la facette avant-gardiste de leur projet.

Certainement les pionniers du genre à Madagascar, le tandem promut une musique à la fois planante et accrocheuse qui a su trouver son terreau parmi les mélomanes malgaches les plus téméraires. Côté parole, leurs textes, exclusivement en malgache, ne sont pas sans faire des allusions à un épicurisme (à prendre au second degré), ponctué d’une certaine note d’humour. Et si certains voient en leurs lyrics une littérature minimaliste et trop osée, d’autres, dont une certaine troupe de blogueurs (c’est-à-dire nous), s’en sont épris. Duo à la fois trublion et attachant, Ny Ambanilanitra figure parmi les révélations pour la première étape de la tournée INDIE MADAGASCAR 2017.

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Vidéo : « Rafianarana » – Tarika Remy. En avant toute pour l’école !

Tarika Remy, les troubadours old-shool natifs d’Antsirabe-Madagascar surnommée la « Ville des sources chaudes », motive les enfants et les jeunes à persévérer à l’école peu importe les obstacles et les petites punitions données par Monsieur le Professeur. De la Primaire à l’Université, le groupe nous raconte les péripéties des élèves malgaches dans cette chanson intitulée « Rafianarana » ou « l’école ».

RAFIANARANA (Paroles)

Tsy nikely soroka aho namonjy sekoly

Namerin-desona nazoto niari-tory

Tsy maintsy manao enti-mody vaovao

 

Raha tsy mahay tsianjery dia voavelively

voaveliin’ny neny nahatsiaro nahamay

ny mokondohanay voazeran’ny kibay

 

Reo madama marobe demozely sy mose

na gasy na vazaha dia tsy misy ialàna pas

namely avokoa tsy mba misy indrafo

 

voatery nikiry tsy nitanondri-doha

nihezaka hampitsiry hampitombo ny ambo-po

satria voakaravasy raha mi-double kilasy

 

tsy misy fiatoana fa mianatra foana

cartable ambabena feno boky sesehana

Hianarana avokoa fa hoe mitondra sooooooa !

lesona rehetra natao hay avokoa

natao tsisy fetra : ny misondrotra kilasy no atao tarigetra

 

Rehefa any an-tsekoly nafoy hatreo ny ala-voly

Motimotina hendry be eo am-bodin’ny kahie

Ny miteny dia rarana mihaino ny fanazavana

 

Tsongo sofon-dramose, tehamaina mafy be

Voatoraky ny lakré, raha miseho ho basivava

Na mitodika ise fa hoe mitabataba

 

Rehefa mba lehibebe dia mahazo CEG

Nahalana ny karavasy niatra tao an-dakilasy

Fa sazy hafahafa kely no natetika namely

 

Raha tsy mahay français na tsy mahay mi-conjuguer

temps passé composé dia namafa gabone

gabone naloto be raha tsy izany dia  » collé  »

 

tsy misy fiatoana fa mianatra foana

……

lesona rehetra natao hay avokoa

……

 

Afaka ny BEPC dia nananika lycée

nafoy ny fafa gabone sy ireo sazy marobe

Fa ny tena zava-doza raha naditra renvoyés

 

latsalatsa tsy hay raràna no nahazo anao mazàna

Fa hanomana ny bac fandrahonana tsy zaka

no mahazo am’izany mampirotsaka tomany

 

Vita ny an’ny firenena efa tena mato-tsaina

io ilay tranobe jerena miandry ery Ambohitsaina

eny indray no andrandraina raha hanitatra ny saina

 

Fa eny indray tsy misy quoi tsy mba misy manontany

raha tsy mihezaka ialahy dia miosona amin’ny tany

fa ‘reo mpampanatra am’izany dia mampianatra ihany

 

tsy misy fiatoana fa mianatra foana

Policope no lanjaina ampidirina ao an-tsaina

Hianarana avokoa fa hoe mitondra sooooooa !

lesona rehetra natao hay avokoa

natao tsisy fetra : ny misondrotra kilasy no atao tarigetra

EPP,CEG,Lycée,Université handalovana avokoa

nandaniana ron-doha tsy natao kitoatoa

fa hoe mitondra soa

mety ho ratsy mety ho tsara ny ho vokatr’izany

sy ny mety ho fiafaràny fa ny masaka ao an-tsaina

dia ny hianatra hatrany

Tarika Remy

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FISHY : les nouveaux bluesmen malgaches

Lu chez nos amis de culture261.com (Titre original : The Fishy Blues : « Les artistes doivent oser sortir des chemins battus »)

Il n’est plus à démontrer que les malgaches sont mélomanes. Aucun genre de musique ne nous est difficile à adopter. Nos musiciens et nos chanteurs ont ce talent de créer, d’improviser et d’interpréter tous les styles du monde.

Si la tendance actuelle auprès des jeunes est de faire du Rap ou du RnB, le groupe The Fishy a choisi de faire du blues.

Les trois garçons, Ntsoa au vocal et à la guitare, Cédric à la batterie et Nathanaël à la basse ont commencé à jouer du blues en 2008. Avant même la constitution du groupe, ils étaient déjà de grands amateurs de ce style qu’ils considèrent comme la racine de la musique moderne. Si à l’époque, leurs amis ont choisi de faire du punk, du pop rock, eux, se sont faits démarquer par ce choix. Et depuis, ils sont connus comme le groupe de blues malgache en vogue en ce moment.

« Le blues nous est venu naturellement parce qu’on aime bien ce style. En plus, les gens sont très réceptifs quand on leur fait écouter du blues » confie Ntsoa. On leur reproche pourtant d’avoir choisi la voie la moins parieuse. Selon Nathanaël : « Le blues n’est pas si facile à jouer comme certains le pensent. Il faut du talent, un bon accord et avoir le rythme dans le sang ». À les voir sur scène au dernier Kolontsaina Festival Anaty Elankelatrano, où ils ont fait sensation auprès du public, ils maîtrisent bien ce style.

Entre les interprétations de morceaux populaires étrangers, nos trois mousquetaires s’aventurent également dans la composition. Et le résultat semble convaincant. Si leur single « Aretina » est déjà disponible sur Soundcloud en version acoustique, la bande à Ntsoa est en ce moment en préparation du clip vidéo.

Un article de Culture261.com