Levelo : le poète-chanteur, porte-voix d’un genre malgache du classique

Levelo le poète-chanteur, porte-voix d’un genre malgache du classique

Personne n’est arrivé à chanter le spleen et les petites joies des campagnes comme l’a fait Levelo, avec sa poésie qui colle à la peau du quotidien tout en imprégnant son répertoire. À l’image d’un Rubens à l’apogée de son art, pour Levelo, peindre le monde a toujours été une constante, presque mathématique avec l’intelligence de sa plume. On l’a vite compris, la fièvre qu’il mettait dans ces premiers morceaux n’a jamais baissé jusqu’au dernier titre d’avant sa mort.

À voir les grands de la chanson malgache, surtout ceux qui ont connu les destins tragiques parce qu’étant trop débiteur de ce bas monde en excès et surtout en rage de vivre, Levelo est unique sur plusieurs plans. D’abord une musicalité hors des standards « folklorisants ». Lui, il a mis un point d’orgue sur ses vers. Il suffit de se laisser envouter par l’une de ses chansons phares, « Iangolao vaitra ». Rien que le titre. Deux mots.  Tout droit sortis des méandres de la littérature malgache.

La majesté du terroir dans les paroles

Les nuances mélodiques. Les faux rythmes. La présence musicale, d’un naturel exacerbant. La voix humble, sans débordement. Sur scène, un être effacé, on aurait dit que l’armée l’a forcé à chanter. En somme, la discrétion des génies. Chaque mot à travers les paroles, des fils d’or cousus à de la soie ocre. Sans en faire trop,  c’est en Levelo que la prégnance d’un courant culturel tourné vers le terroir, après les déferlantes du yéyé à Antananarivo, a pris tout son sens.

Mais semble-t-il, il n’a pas connu le succès d’un folk-star ou d’un pop-star. Sans doute à cause d’un trop plein d’humilité. Ou on ne se sait quoi d’autre, mais toujours est-il que Levelo a laissé un héritage littéraire et poétique au même titre qu’un Walt Whitman. Autant ses notes enchantaient, autant ses paroles les épousaient. Faisant du coup l’éloge  d’un classicisme malgache dans la mise en scène d’une querelle de ménage, des jeux d’enfants ou l’amertume des pêcheurs.

Conscience, raison et tragédie

C’est sans doute ce « tout artistique » qui a fait que le style de Levelo soit considéré comme une musique d’adhésion. Car il faut avoir un brin de sens littéraire et autant d’écoute musicale pour en apprécier chaque nuance, chaque pli et chaque saveur. L’artiste est rarement chanté en chœur chez les ados à travers les couloirs du quartier d’Antananarivo. Difficile de terminer sans évoquer un de ses titres, peut-être « Rasoanantenaina » aura la faveur de tous ceux qui liront ces quelques lignes.

La cadence, dans la pure tradition Levelo. Un 6/8 rugissant, sans fioriture. Le chanteur aligne la rythmique de ses vers à la rythmique de ses accords. Dès lors, la tragédie de l’histoire s’équilibre avec le frétillement des mélodies. Ce qui fait que l’on ressent plus la conscience que la morale. Car les paroles racontent l’histoire d’une jeune femme qui a mis fin à ces jours à cause d’un mariage interdit. Le drame, elle a pris grand soin de son passage à l’acte.

Vers minuit, Rasoanantenaina est sortie. Elle a laissé un mot sur son oreiller. « Au revoir, l’oncle. On va se retrouver dans l’au-delà ». Pourquoi l’oncle ? En enfer, au paradis ? La catharsis s’opère sous cette berceuse funeste. Une manière de « raconter si bien les choses tristes », c’est là que se retrouve tout le génie de Levelo.

Un article de Maminirina Rado

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(Crédit photo : macp.gov.mg)

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La Réunion Kely : un nouveau spot de clips

Un clip ? Fonce à la Réunion Kely …  

Propagande d’image ou envie d’alerter l’opinion ? Pour évoquer nos nantis et nos laissés pour compte, les clips malgaches ont aussi décidé d’apporter leur grain de sel. Et le village, le capharnaüm, le bidon-ville, la brocante au bord du canal d’Andriantany : La Réunion Kely a été élue le meilleur spot pour embellir les vidéos qui jalonnent les émissions de variétés sur les chaînes TV. Permettant au passage à l’artiste de faire scintiller sa bonne conscience. À chacun ses méthodes.

D’abord, il y a le clip qui frappe par sa qualité visuelle. Des images pures, sans plis, où les ombres sont de véritables sculptures grecques. Le tout renforcé par des retouches léchées et des réglages poussés à fond. Avec le petit plus à la mode, le drône muni d’une caméra. Car la boue, les monticules d’ordures ici et là, les gosses morveux… sont noyés dans cette profusion de techniques cinématographiques lancée par la réalisation. De telle manière que La Réunion Kely soit devenue en trois/quatre minutes un lieu de villégiature.

Il y a celui qui choisi la manière, dès lors la technique passe en second-plan. Le gars, il se tasse dans l’une des huttes faites de sachets et de carton, et lance ses paroles révoltées contre un quelconque système. Tel un ami compatissant du petit, très petit peuple. Ici les images sont plus sombres, forçant sur le contraste, rappelant la profondeur du noir et blanc. Et comme option, il se pourrait qu’il y ait un individu qui balance le drapeau national pour apporter plus de volume au message. Là, la Réunion Kely et ses petits très petits peuples semblent retrouver un instant d’espoir. C’est tout.

Il y a aussi celui qui mêle les deux premières catégories, avec un degré varié de technique ou de manière. Lui, il est facile à comprendre. Il veut faire comme les autres. Juste suivre le mouvement pour éviter tout risque d’être qualifié de sans cœur. Pareils aux gens qui adorent les lieux annoncés par les prêtres du « full life » comme le « là-où-il-faut-être-vu ». Ce dernier donc, il est là pour assurer cette fonction. Avec lui, la Réunion Kely et ses petits très petits peuples ne sont là que pour jouer les spectateurs d’un relent de mondanité.

Et enfin, il y a ce mec. Il est sans doute le seul dans sa catégorie. En un mot, la Réunion Kely s’est transformée en plancher pour ses pitreries. À croire que c’est sa manière de porter en miroir la condition de ces petits très petits peuples. Sans doute, il a cru que chez ces pauvres gens, il peut tout se permettre, car après tout, qu’est ce qu’ils peuvent bien faire. Eux qui subissent chaque jour sans rechigner. Dédaignant la dignité du lieu que ses occupants peinent tant à garder. Alors, le « maître Pitre » s’en est donné à cœur joie, lisible à sa manière de s’adresser à la caméra. Mais en bon enfant, d’après ce qui se voit sur le clip, les riverains semblent s’amuser de ce chanteur un peu bizarre.

En tout cas, à chacun de porter son message, peut être que tout cela réveillera des vocations aux petits de la Réunion Kely pour qu’ils s’en sortent vraiment.

Un article de Maminirina Rado

Pour note, le bidonville « La Réunion Kely » se situe à mi-chemin entre Ampefiloha et Andavamamba. Il se déroule le long du canal Andriantany, aujourd’hui derrière un mur en brique… On a pioché au hasard cette minividéo réalisée par Hazavana Manouh’ymage pour vous faire découvrir les lieux.

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« A corps, à cran, à cris » – Liladhar Sandjay : entre exposition et thérapie

En mai, l’Is’Art Galerie – Ampasanimalo met à l’honneur les œuvres du mystérieux peintre Liladhar Sandjay. Et si le vernissage s’étant tenu le 4 mai dernier a permis aux visiteurs de converser avec l’artiste, l’exposition baptisée « À corps, à crans, à cris » quant à elle s’étendra jusqu’au 23 mai. Cette fois-ci, les toiles ne seront pas tout simplement exhibées pour être admirées, mais composent une sorte de thérapie faisant écho au « dualisme entre les ténèbres et la lumière ».

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Quelques mots sur l’artiste :

Né en 1975, Liladhar Sandjay est un artiste peintre et dessinateur d’origine française résidant à Tamatave – Madagascar. En 1992 à seulement 17 ans, il reçoit un prix spécial de la Francophonie. Depuis, l’artiste enchaîne les expositions dans différents centres culturels à Madagascar avant de transporter son art à La Réunion en 1997 et en Europe (France, Italie, Suisse, Allemagne, etc.) en 2004.

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Hope of a Dreamer : Le métal raisonne à Madagascar

Le Métal a été longtemps critiqué par l’opinion publique. Or, derrière les rythmiques violentes, les riffs et les chants inaudibles à l’oreille d’un citoyen lambda, ce courant musical véhicule des messages forts. S’il ne figure pas encore parmi les genres prépondérants à Madagascar, le Métal a néanmoins trouvé son terreau auprès des musiciens locaux. Le Métal malgache accueillit en 2015 leur nouvel ambassadeur : « Hope of a Dreamer ». S’inscrivant dans le courant du Deathcore, associant les riffs du Death métal à l’utilisation des breakdowns du Punk Hardcore et du Metalcore, le band apporte un nouveau souffle au rock local tout en incitant les mélomanes à la prise de conscience sur le plan social.

Originaire d’Antananarivo – Madagascar, Hope of a Dreamer est fondé en 2015 à l’initiative de Toky Randriambololonirina (guitare), Othniel Fitiavana (batterie) et Anjarahasina (chant). Au fil des échanges avec les autres metalheads de la capitale, la formation s’est agrandit petit à petit et compte désormais en son sein Rathead (basse et clavier) et Dimby (guitare).

En Janvier 2016, le groupe sort leur premier single intitulé « Endless Delirium ». Ce titre aborde la démagogie au quotidien en incitant le réveil de chacun. Une phrase est martelée : « Get out of this world of lies ! », à coup de chants gutturaux (growl), de cris aigus (scream) et de pigsqueals.

Le deuxième single intitulé « Deceiver » est également diffusé auprès du grand public au courant de l’année 2016. Plus mélodique, cette chanson aborde le thème de la religion, nous mettant en garde contre les personnes malintentionnées voulant imposer leur influence destructrice au peuple.

Généralement, les lyrics sont rédigés en anglais, la langue de Shakespeare ayant une sonorité en meilleure adéquation avec les caractéristiques du Deathcore, tout en atteignant un public plus large, selon les membres du groupe.

Côté influence, Hope of a Dreamer puise une partie de son inspiration dans la musique de groupes étrangers tels que Impending Doom, Make Them Suffer ou Born of Osiris, mais se démarque la mélodicité de leur composition.

Cette année, Hope of a Dreamer entrevoit de sortir un nouveau single, de faire un clip et puis de sortir un album… Quelques concerts sont également en vue. Une affaire à suivre !

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Vidéo : « Fialonana » – Clô Mahajanga

De son vrai nom Jean Clothaire Razafiarimanana, Clô Mahajanga fait partie des ambassadeurs du kaiamba de l’ouest de Madagascar. « Fialonana », c’est notre coup de cœur parmi le vaste répertoire du chanteur. À (re)découvrir ici le temps d’un hommage à ce grand nom de la musique malgache.

Lyrics :

Hanafarako ireo havana tsy foiko
Arovy tsara ny tena e!
Sao mihevitry ny fiainana ho mora
Fa ny mafy avy tampoka
Raha nampoiziko hanjary fahoriana
Ny nahazo an’iny hava-tiako iny ô! ô!
Aleoko miaro azy tsy ho faty
Toy izay hiaro tenako

Fodikely anilan’ny vary zahay e!
Mifankatia tsara, f’alan’olo ô! Nagnino ô! ô!
Zanak’olo tsy mba zatra ady izy iny
Natrekinao nony fialonana a! a! Fa nagnino ô! ô!

Zanahary tsy dininao
Ambesako eto tsara izy
Vidin-dranomasoko iny
Hanjary valy faty oa
Hatsiarovan’olo nahavita ratsy
Ny andro hifoterany ami-tenany
Ranomasom-pahoriana tsy zaka
Tsy maintsy hanenenany

Fodikely anilan’ny vary izahay e !
Mifankatia fa alan’olo ô! ô! Nagnino ô! ô!
Zanak’olo tsy mba zatra ady izy iny e!
Natrekinao noho ny fialonana a! a! Fa nagnino, ô! ô!

Fa mbola velona ny olo nirianao ho faty
Koa tsy meloko ny nanaovanao ratsy e! e !
Tongava saingy enjehinao ‘ty namana efa resy
Kilandy kely nanarak’omby izy iny e!
Tsy mitovy fa mifanaraka ho azy, e! e ! Tsy magninô ô! ô!

Fiarahana naharits’ela no iriany e
Voatoram-bato, ka tafasaraka ho azy

Fa nagninô ô! ô!

CLO MAHAJANGA

Source : http://tononkira.serasera.org/hira/clo-mahajanga/fialonana Tsiky dia ampy

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KUROHZ : Entre anime et comics

Ces cinq dernières années, Kurohz a mis un point d’honneur à la pratique et le résultat est à la hauteur de son travail. Celle qui a débuté sur un ton manga, la passion pour les anime japonais oblige, a rassemblé les éléments techniques en accord avec sa créativité afin de forger son propre style.

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À la clé de ses designs de perso, elle expérimente une fusion entre l’anime et les comics.

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Plutôt character designer qu’illustratrice, Kurohz adopte à la fois le dessin traditionnel et le digital painting.

Son arsenal de dessinatrice comprend des crayons, des stylos à bille, des feutres noirs, une tablette graphique et les logiciels Paint Toolsai et Manga Studio.

Contact :

Facebook : http://www.facebook.com/LateNightComix

Deviant art : http://kur0hz.deviantart.com

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Vidéo : « Me » de Behind The Mask

Behind The Mask, groupe de metalcore-hardcore originaire de Toamasina – Madagascar, se trace un chemin des plus promoteurs depuis la sortie de leur premier single « The Message » en 2016. En avril 2017, les metalheads de la east-coast of Mada nous présentent un nouveau titre intitulé « Me », toujours dans un registre des plus lourds. Avis aux amateurs de headbangs !

Behind The Mask

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« Ethno Graffiti » par Taka Andrianavalona : une exposition aux couleurs de la rue

Peintre graffeur, Taka Andrianavalona expose « Ethno Graffiti » à Is’art galerie Ampasanimalo du 06 avril au 27 avril 2017, une rencontre avec la rue promettant d’être haut en couleurs.

« Ethno Graffiti » retrace les scènes de la vie quotidienne et du peuple, s’inscrivant dans un registre street-art. Sur la toile, des bribes de tissus, de magazines, de journaux, des boutons et autres objets se sont échoués, artistiquement intégrés à la peinture acrylique et au spray, pour sortir un amalgame vibrant de couleurs faisant écho à la culture et la vie urbaine tout autant colorée à Madagascar.

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« Ethno graffiti », du 06 au 27 avril à Is’Art Galerie Ampasanimalo

Des étals de légumes dans les marchés aux échoppes de tissus, en passant par les tenues des ses congénères, Taka Andrianavalona s’est inspiré de la profusion de couleurs dans les rues marchandes et avenues  et nous l’expose à travers « Ethno Graffiti ».

Cette exposition sera également l’occasion de découvrir les œuvres de Miora Sitraka, invitée par Taka, une jeune griffe qui trace petit à petit son chemin dans l’univers des arts picturaux à Madagascar.

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ARian : La magie que porte la parole à travers une image

Le pinceau et le crayon ont accompagné ARian, de son vrai nom Andritiana Randrianarivelo, tout au long de son enfance. Et bien que le jeune aspirait au début à une carrière d’écrivain, le courant des choses en a décidé autrement, et le voilà, illustrateur se dessinant un avenir promoteur.

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Ne faisant pas partie des plus brillants à l’école, ARian décide de se consacrer au dessin à la fin de ses études, une résolution n’étant pas sans provoquer un grand dam auprès de ses parents. Il s’inscrit à l’École des Métiers et des Arts Plastiques d’Antananarivo où il se forge petit à petit son identité graphique.

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Versé dans le mysticisme, ARian est fasciné par les contes, les légendes, les lois de l’univers et… la magie ! Une passion qu’il ne manque pas de retranscrire dans ses œuvres. À défaut d’être écrivain, le jeune s’est concentré sur l’illustration, associant les mots et l’image en une seule planche. « Affirmer la magie que porte la parole à travers une image », tel est son leitmotiv.

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ARian a effectué sa première exposition solo, « Perception », en mai 2016 au restaurant La Boussole Art Café — Antananarivo. Depuis, il s’est amouraché du lieu et y passe beaucoup de temps à dessiner avec des amis. Entre temps, l’illustrateur a dégoté quelques opportunités dans l’univers du graphisme avant de reprendre son exposition au « Little Hennessy » — Antananarivo, en novembre 2016. En perpétuelle quête de sensations et de techniques, il poursuit sont épopée au K’art Antanimena — Antananarivo, présentant ses œuvres aux côtés des fresques d’un ami peintre abstrait, lors de l’exposition « Osmosis » en février 2017.

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S’inscrivant dans le courant des arts contemporains, ARian travaille sur papier avec de l’encre et de l’aquarelle, tout comme sur toile avec de l’acrylique et/ou du pastel. Il s’adonne également au digital painting sur Photoshop avec une tablette graphique.

Contacts :

Facebook : https://web.facebook.com/ARianArtiste/

Instagram : https://www.instagram.com/arian_illustration/?hl=fr

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Back-office : Dans les coulisses de l’émission rock « Distortion »

Le mercredi soir et le samedi en fin d’après-midi, le rock se perpétue à son rythme à travers l’émission spécialisée « Distortion ». Ici, la musique au diable retrouve son aspect rudimentaire, tout en permettant des intermèdes à la tendance populaire. Les différents genres et générations sont revisités et débattus dans le respect des valeurs et des goûts personnels des chroniqueurs, des invités tout comme des auditeurs. Aux rennes de l’émission, les membres de la Distortion Team animent adroitement les rubriques issues de recherches peaufinées sur le web, dans les magazines et les livres, chez les dealers d’album d’Antananarivo et auprès des passionnés. Zoom sur cette équipe électrisante s’étant vouée à la promotion du rock depuis 2011.

Si la communauté s’est élargie progressivement depuis sa création en 2011, le noyau dur de Distortion Team en charge de la réalisation des émissions se compose de quatre jeunes adeptes du rock.

RANDRIANOELISON Dina, alias « Slaash »

Fondateur et président de l’équipe, Slaash est à la fois modérateur et réalisateur de l’émission Distortion. Afin d’offrir aux groupes locaux un tremplin pour passer les barrières de l’underground, tout en motivant la création chez les compositeurs, il a conçu et anime la rubrique « Chart Malagasy », un hit-parade des chansons rock locales, sans distinction de genres.

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Dina – Distortion Team

RANDRIANASOLO Santatra, communément appelée « Santatra »

Santatra a intégré la Distortion Team en 2012 et est depuis la voix féminine et francophone de l’émission. Experte en documentation, elle renseigne sur la culture rock en général, sur l’évolution des genres et de la communauté à Madagascar comme à l’étranger. Elle s’occupe de la section « playlist variée » et de la rubrique « nouveautés-actualités ». Rockeuse au feeling oldie, Santatra a également joué dans le groupe Pitik’afo.

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Santatra – Distortion Team

ANDRIAHARINALA Romy Fabrice, dit « Romy »

Romy a été le binôme de Slaash depuis la création de la Distortion Team. Souple dans l’écoute tout comme dans l’appréciation de la musique, il est chargé des recherches sur les nouveaux singles et albums tous genres confondus. Il alimente ainsi la base de données de l’émission. Romy anime également la dernière rubrique de l’émission, incluant des versus entre les groupes étrangers ou locaux, et le « Chart Cover » durant les émissions du samedi.

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Romy – Distortion Team

ARIMALALA Antsa, alias « Nicolas »

Nicolas est le monsieur « portrait » de l’émission. Pendant 5 à 7 min, il propose aux auditeurs un retour sur l’histoire du rock à travers la présentation des icônes de la musique, d’évènements cultes ou de matériels intéressants. Multitâche, il s’occupe également de la conception des visuels de Distortion. Dans la team, Nicolas se reconnaît facilement avec ses cheveux particulièrement longs.

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Nicolas – Distortion Team

De la recherche à la prise des décisions stratégiques, en passant par la conception des rubriques et la logistique, les tâches sont dispatchées de manière consensuelle selon les affinités de chaque membre. Le professionnalisme est de rigueur, tout respectant une certaine liberté d’action pour humaniser la programmation.

Distortion

Pour note, l’émission Distortion est diffusée sur les ondes de la Radio Des Jeunes (RDJ-96.6 fm – Antananarivo) le mercredi soir de 22 h à minuit et le samedi de 15 h à 16 h (heures locales).

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