Roxicomania : 9 heures de raw power !

Après le concert à 10.000 watts de Red Metal le 24 décembre au dôme RTA Ankorondrano (Antananarivo), on reprend notre souffle, on recharge nos cartouches et en route pour Roxicomania ! Pas encore à la page ? Eh bien, sachez que selon le quotidien Midi Madagasikara, Roxicomania est un « must-see » pour découvrir la relève du rock malgache à la lumière du jour. Si la première édition date de 2013, cette année, l’évènement renaît de ses cendres ! Comment et où ? Le rendez-vous est donné le 30 décembre au Kudéta Urban Club Anosy (Antananarivo) pour un concert de 9 heures, avec une programmation du tonnerre !

Si les artistes indés se sont déjà manifestés lors de la tournée Indie Madagascar 2017 organisée par Buskers Magazine, dans le même esprit, Roxicomania met en scène les groupes plongés dans l’underground de la scène rock pour dépayser le public. En voyant la programmation, on ne se pose pas de question, on y va, tout simplement ! Death Child, The Dizzy Brains, The Sixties, No Mady, Angaroa, The Discord Lines et Fishy sont par exemple à l’affiche. Et « The Shiny Happy People », ça vous dit quelque chose ? Outre la chanson de R.E.M, il s’agit d’un groupe d’indie-rock  malgache considéré comme le nouveau symbole de la hype au bled par le site La Isla Social Club. C’est vrai, il y a d’autres noms moins connus, comme Break The Silence, mais qui méritent tout de même le coup d’œil. Au niveau de l’ambiance, avec le raw power des groupes et les boissons en tout genre, on a de quoi se faire un pogo ! Le Kudéta Anosy dispose des breuvages nécessaires pour tenir bon durant les 9 heures de concert.

Vous venez ? OK ! Les billets sont uniquement mis en vente le jour J au Kudéta  Urban Club Anosy. Avant le concert, vous pouvez visiter le nouveau parc aménagé sur les bords du lac Anosy ou bien prendre un verre avec nous chez Patou Ampefiloha. Faites comme bon vous semble, mais rendez-vous au Kudéta Urban Club à 12 h tapante ! Keep cool.

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Buskers Magazine Madagascar

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Hope of a Dreamer : Le métal raisonne à Madagascar

Le Métal a été longtemps critiqué par l’opinion publique. Or, derrière les rythmiques violentes, les riffs et les chants inaudibles à l’oreille d’un citoyen lambda, ce courant musical véhicule des messages forts. S’il ne figure pas encore parmi les genres prépondérants à Madagascar, le Métal a néanmoins trouvé son terreau auprès des musiciens locaux. Le Métal malgache accueillit en 2015 leur nouvel ambassadeur : « Hope of a Dreamer ». S’inscrivant dans le courant du Deathcore, associant les riffs du Death métal à l’utilisation des breakdowns du Punk Hardcore et du Metalcore, le band apporte un nouveau souffle au rock local tout en incitant les mélomanes à la prise de conscience sur le plan social.

Originaire d’Antananarivo – Madagascar, Hope of a Dreamer est fondé en 2015 à l’initiative de Toky Randriambololonirina (guitare), Othniel Fitiavana (batterie) et Anjarahasina (chant). Au fil des échanges avec les autres metalheads de la capitale, la formation s’est agrandit petit à petit et compte désormais en son sein Rathead (basse et clavier) et Dimby (guitare).

En Janvier 2016, le groupe sort leur premier single intitulé « Endless Delirium ». Ce titre aborde la démagogie au quotidien en incitant le réveil de chacun. Une phrase est martelée : « Get out of this world of lies ! », à coup de chants gutturaux (growl), de cris aigus (scream) et de pigsqueals.

Le deuxième single intitulé « Deceiver » est également diffusé auprès du grand public au courant de l’année 2016. Plus mélodique, cette chanson aborde le thème de la religion, nous mettant en garde contre les personnes malintentionnées voulant imposer leur influence destructrice au peuple.

Généralement, les lyrics sont rédigés en anglais, la langue de Shakespeare ayant une sonorité en meilleure adéquation avec les caractéristiques du Deathcore, tout en atteignant un public plus large, selon les membres du groupe.

Côté influence, Hope of a Dreamer puise une partie de son inspiration dans la musique de groupes étrangers tels que Impending Doom, Make Them Suffer ou Born of Osiris, mais se démarque la mélodicité de leur composition.

Cette année, Hope of a Dreamer entrevoit de sortir un nouveau single, de faire un clip et puis de sortir un album… Quelques concerts sont également en vue. Une affaire à suivre !

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